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Bonjour à tous,
Avec le web 2.0 et le développement des réseaux sociaux, nous sommes actuellement en réflexion sur le choix d’un meilleur outil favorisant le dialogue entre les membres de notre communauté.
Ainsi, nous avons lancé une enquête auprès des inscrits à notre newsletter et à la communauté dès le 21 juin et jusqu'à fin-juillet pour que nous puissions mieux définir vos attentes.
C’est pourquoi la Fondation Nicolas Hulot a fermé les forums le lundi 9 août avant de proposer pour la fin d'année un nouvel outil de dialogue.
Pour rester en lien avec la Fondation Nicolas Hulot et avec la communauté des engagés:
Nous vous remercions de votre écoute et de votre soutien,
L’équipe de la Fondation Nicolas Hulot
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Marquons une étape et interrogeons-nous sur le sens de ce voyage à travers le monde. Si l’on se place dans le contexte de cette fin des années cinquante, époque difficile à classer puisque nous sommes à cheval entre l’horreur de la guerre et une prospérité de paix qui pointe à l’horizon que les politiciens appelleront plus tard les « Trente glorieuses », peut-on dire que c’était partir à l’aventure ? De nos jours en 2005, à l’heure où j’écris ces lignes , pas besoin d’en faire un foin car tout autour de nous , qui n’est pas parti dans les pays lointains ? Le tourisme de masse, les reportages en surnombre sur les chaînes de télévision ont transformé ce qui semblait exotique en vulgaire semaine de vacances. La presse, qui pourtant a joué le rôle d’entremetteur en vantant les multiples facettes des destinations mystiques, commence à s’inquiéter de la catastrophe écologique causée par la venue massive de ces touristes du dimanche. Pour six sous à présent, chacun peut s’envoler dans des avions poubelles pour piétiner quelques heures des sites sacrés, des paradis aphrodisiaques, des cultures en voie de disparition et prendre, en échange d’une pièce, la photo d’indigènes peinturlurés et grassouillets en costumes folkloriques ridicules prêts pour quelques francs de plus à se tortiller pour imiter les danses sacrées de leurs ancêtres !
Un seul exemple suffira à illustrer ce propos. En 1960, lors de mon périple en Amérique du Sud, je parcourus le Pérou dans tous les sens en utilisant les moyens du bord : autocars délabrés qui crevaient tous les cinquante kilomètres, camions surchargés de peones et de marchandises qui lorgnaient de près la profondeur des abîmes, tacots poussifs de l’avant-guerre qui toussaient leurs fumées nauséabondes, bateau à roues sur le lac Titicaca monté en pièces détachées, au siècle passé, par des mulets et reconstruit au bord d’une plage. Pour aller de Lima, la capitale, à Huancayo puis Juliaca et enfin San Pedro sur la rive bolivienne, c’était une bonne semaine et encore sans incident technique majeur. Dormir n’était pas problématique si vous acceptiez de coucher chez l’habitant- ce qui fut souvent mon cas- ou alors dans une misérable masure baptisée du nom de Hostelleria, vue sur purin, cafards plein le matelas et pisser de son bas de porte était pratique courante. Mais, sublime récompense, vous pouviez, après une ascension coriace, plonger votre regard sur les ruines de Macchu Pichu totalement désertes. Vous pouviez à loisir vous déambuler par les ruelles comme si vous étiez le propriétaire des lieux. Puis assis au bord d’une terrasse, les jambes ballantes, contempler le serpent d’acier du fleuve Urubamba et écouter les aigles qui tournoyaient autour de votre tête. Enfin reposé, vous pouviez gravir, à vos risques et périls, le pain de sucre du Pichu d’où, après cinq heures d’escalade fort dangereuse, dominer toute la vallée des Incas.
Extraits de 'Flammes du père inconnu" sur le net
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rien a voir avec le forum. je ferme.
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